(AUTO PRÉVENTION)
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Un masque ajusté efficace (demi-masque et masque complet) offre une bonne étanchéité du joint facial sur le visage. Il doit convenir à la taille et à la forme du visage de l’utilisateur. Puisqu’il sera porté durant toute la durée d’exposition aux contaminants ciblés, le masque choisi a tout avantage à être confortable pour l’utilisateur. |
Qu’est-ce qu’un essai d’ajustement ?
L’essai d’ajustement (Fit test) permet de déterminer si un masque ajusté est bien adapté au visage de son utilisateur. C’est l’une des étapes requises dans le cadre d’un programme de protection respiratoire, comme prescrit par l’article 45.1 du RSST. Deux approches sont possibles :
- L’approche qualitative, basée sur la perception (goût, odeur), utilisée pour les demi-masques et pièces faciales filtrantes (PFF) de type N95. Cette approche est un peu moins coûteuse en général.
- L’approche quantitative, requise pour les masques complets mais également applicable aux demi-masques et PFF. Elle est basée sur le comptage des particules dans l’air ambiant et à l’intérieur du masque. Cette approche, plus rigoureuse, requiert un appareil spécialisé et permet d’extraire des rapports.
Peu importe l’approche choisie, un essai d’ajustement consiste à vérifier si les contaminants peuvent s’infiltrer à l’intérieur du masque lors de l’exécution de sept exercices représentatifs de situations de travail réelles.
Nous avons choisi l’approche quantitative afin de réaliser deux démonstrations.
Le bon modèle, la bonne grandeur
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Chaque visage possède des caractéristiques qui lui sont propres. Aucun masque, peu importe sa taille, ne peut convenir à tout le monde. Pour cette démonstration, la même travailleuse a essayé quatre demi-masques. Un facteur d’ajustement minimal de 100 devait être atteint pour qu’un masque soit retenu. Cependant, l’étanchéité n’est pas le seul critère à considérer. Le confort joue également un rôle essentiel. Dans cette évaluation, une note de confort de trois équivaut à un échec.
Le tableau ci-dessous présente les résultats obtenus pour chaque modèle lors de différents exercices: respiration normale, mouvements de tête, parole, inclinaison du corps, etc.
On observe rapidement que la performance d’un masque peut varier considérablement selon les mouvements.

Les deux demi-masques de taille « petit » conviennent, mais le modèle 6501 a été jugé plus confortable. C’est donc le modèle que nous retenons pour cette travailleuse.
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Barbe : ennemi de l’étanchéité ?
Idéalement, l’utilisateur doit s’être rasé de près dans les 24 heures. Pourquoi ? Parce que les poils de barbe mesurent en général entre 17 et 180 microns de diamètre. C’est beaucoup plus gros que bien des particules desquelles on souhaite protéger le travailleur, qui mesurent souvent moins de 10 microns de diamètre. Rappelons qu’un micron, ou micromètre, représente un millième de millimètre. C’est très, très petit!
Autrement dit, la barbe crée des espaces qui permettent aux contaminants de s’infiltrer.
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Ce que démontrent les essais
Une barbe de 15,6 mm (voir photo) a suffi à faire échouer l’essai d’ajustement. Avec une barbe plus courte (2,9 mm), l’essai d’ajustement s’est avéré tout juste passable. Lors de l’exercice « parler fort », l’ajustement devenait limite (voir tableau plus haut). Une fois rasé adéquatement, ce travailleur a pu obtenir un ajustement satisfaisant.
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En situation réelle de travail, où l’on bouge, parle et change de position, ce travailleur ne serait pas adéquatement protégé avec une repousse de quelques jours.
Quelles sont les options?
Deux avenues sont possibles :
- Masque étanche sur travailleur rasé. Le travailleur peut utiliser un demi-masque, à condition de s’engager à être rasé de près chaque fois qu’il doit le porter.
- Appareil de protection respiratoire ample, comme :
- Un casque-visière (avec bavette recouvrant les épaules pour la pulvérisation de produits contenant des isocyanates)
- Une cagoule
Ces appareils ne nécessitent pas d’étanchéité et sont donc compatibles avec la pilosité faciale.
La plupart des appareils de protection respiratoire amples conviennent en adduction d’air pour la pulvérisation de peinture contenant des isocyanates s’ils sont raccordés à de l’air respirable au bon débit et avec les bons accessoires. Ils peuvent également répondre aux besoins, en épuration d‘air, s’ils sont accompagnés d’une soufflante avec filtre et cartouche (ventilation assistée).
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Bien rasé, ce travailleur a obtenu un excellent facteur d’ajustement.
Conclusion
Pour connaître tous les détails sur ce que doit contenir un programme de protection respiratoire, nous vous invitons à consulter le Guide sur la protection respiratoire de l’IRSST. Auto Prévention a préparé, pour différents segments du secteur des services automobiles, des gabarits de programmes de protection respiratoire à remplir. Nous offrons aussi une toute nouvelle mouture de la formation obligatoire, spécialement conçue pour les ateliers de carrosserie. Parlez-en à votre conseiller d’Auto Prévention.
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Dominique CloutierConseillère en prévention |
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